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 HISTORIQUE

Durant la Première Guerre Mondiale, un groupe de personnalités dévouées s'est dépensé sans compter afin de porter secours aux orphelins fortement éprouvés par cette guerre. C'est à cette initiative que le petit orphelinat sis au quartier Zokak- Al Bilat à Beyrouth, a vu le jour en 1917 comme une noble expression de l'action humanitaire.

Et depuis, ce petit orphelinat a connu plusieurs phases évolutionnaires, la première étant sa transformation en Dar Al Aytam Al Islamiyah en 1932. La dernière étant sa nouvelle mutation en 1972 pour devenir les Institutions des Oeuvres Sociales au Liban - Dar Al Aytam Al Islamiyah. Ces Institutions représentent aujourd'hui un groupe philanthropique aux objectifs unifiés et multidisciplinaires, et sont installées dans 25 localités regroupant 49 institutions couvrant tout le territoire libanais, et ce dans le but de répondre aux besoins de la communauté et de contribuer à son bien-être.

Les institutions de bienfaisance depuis plus de 90 ans

 Étape de l’Orphelinat Islamique :   1917-1964

L’histoire de la construction de l’orphelinat pendant la première guerre mondiale:

 Durant la 1ère guerre mondiale, les citoyens ont passé des temps horribles de faim, de misère  et de mort. Les hommes ont été conduits vers les champs de guerres, la plupart d’eux ne reviennent plus à leurs familles, et laissant par conséquence des veuves et des orphelins qui souffrent de  pauvreté, de misère et de  famine. Alors, il s'est formé ce qui ressemble à un mouvement féministe qui a demandé aux Autorités Ottomanes de trouver un abri pour les femmes et leurs enfants. Ainsi, ils ont pu convaincre le gouverneur d’abriter les veuves et les enfants dans un immeuble à côté de l'École Militaire à " Zokak El Bilat ", à condition que les veuves aident à faire le linge et la couture des habits des élèves et des officiers de l’École Militaire et en revanche de soigner leurs enfants et d’obtenir de la nourriture.

Mais quand l’Autorité Ottomane s'est terminée, les armées alliées ont mis la main sur toutes les propriétés ottomanes en 1921 y compris l'École Militaire et la maison des veuves qui était adjacente.

Et de nouveau, le besoin d'abriter les orphelins devient une nécessité, alors, les notables de Beyrouth ont décidé de construire l’orphelinat Islamique en 1922 qui a commencé ses activités en donnant des aides et des services aux mères dans un immeuble loué à Borj Abi Haidar. A cette étape, un malentendu apparaît entre les Autorités mandataires qui doutaient que les sociétés de bienfaisance pourraient travailler contre l'autorité mandataire.

 Après une longue période de discussions et ainsi que la pression de l’opinion publique sur le gouvernement libanais formé durant le mandat, ce gouvernement a décidé par son décret numéro 5573 le 4 septembre 1929 l'annulation de la décision de l'autorité mandataire qui avait décidé la fermeture de l’orphelinat. Ceci a eu lieu sous la présidence de M. Charles Dabass et d'après la proposition du ministre de la santé et de secours public Cheikh Bechara El khouri.

Ainsi, l’orphelinat Islamique devient une institution indépendante et obtient une reconnaissance officielle ainsi que la reconnaissance de son conseil de tutelle et son nom est devenu Dar Al Aytam Al Islamyah.

Sur la colline de Borj Abi Haidar :

Au début des années trente, le conseil de l’Orphelinat a obtenu un terrain- de 10000 m²- situé en bas de la colline "Al Romoul" et qui était connue par la "colline Zreik", et cela de l'association de bienfaisance Al- Makassed dont le président était Omar Beik AlDaouk. Sur ce terrain l’orphelinat a été  construit et ouvert en 1933. Et durant cette période, l’Orphelinat a été assuré par le support des Beyrouthins et a gagné de plus en plus leur confiance. Le nombre de ceux qui se sont adressés à l’Orphelinat a augmenté, ainsi que celui des bénéficiaires des services du " Mountada" qui a été construit pour les activités éducatives, sociales et de scoutismes à Beyrouth jusqu’à 1958.

Tout cela a poussé les responsables de l’Orphelinat à commencer l'élargissement des établissements de Tarik Al Jadida.

Alors, ils ont construit " La Maison de l'Enfance "– ou " Centre Dr. Salim Edriss" - en 1933 pour prendre soin des enfants de 7 jusqu’à 10 ans. Ensuite, s'est établi " La Maison de la Fraternité " – Centre Saad Eddine Faroukh – en 1954 pour prendre soin des enfants entre 5 et 7 ans à condition que les participants soient des frères ou des parents, puis c'était l'ouverture de "La Maison des Fillettes " – Centre Mohammed Ali Bayham – en 1948 pour les filles de 10 jusqu’a 14 ans, pour ensuite construire "La Maison du Bonheur"- Centre Riad El Solh - en 1950 pour les garçons de 10 à 14 ans. En 1949, les enfants abandonnés par leurs parents ont été acceptés à l’Orphelinat et avec cette étape, l’Orphelinat a dépassé une grande phase principale qui va influencer les prochaines phases font notre fierté.

L’étape d'Esperance 1965 – 1974

L’histoire de l’Orphelinat Musulman est celle de la bienfaisance dans ce pays et ses archives sont ceux des bienfaisants de ce pays

 

L’Orphelinat Musulman continue à s'élargir au centre principal à Tarik Al Jadida et le nombre d’enfants s’élève rapidement et cela est dû à la confiance des citoyens qui voulaient la continuité de l’Orphelinat Musulman et son progrès. Alors, l’Orphelinat Musulman a progressé avec le développement des sciences et s’adapte à l’exigence du siècle moderne et dès 1960 un nouveau projet ou plus  sont réalisés dans cette institution enracinée.

Durant les années soixante, le concept du soin des orphelins qui se base sur la bienfaisance et la charité, commence à prendre des dimensions humanitaires et scientifiques, et alors tous les obstacles qui éloignaient l’orphelin de la société sont enlevés et les enfants sortent pour s’incorporer dans leur environnement. Ils ont été envoyés aux écoles, les hautes barrières ont été détruites et remplacées par des vitres transparentes, les cours s’étendent et des jardins s'ajoutent. Ainsi l’Orphelinat Musulman entre dans une nouvelle étape de coopération avec l'Organisme du Développement Social et qui apparaît dans les dossiers des registres de santés pour chaque enfant qui entre l’Orphelinat Musulman. En 1967, la décision du système de parrainage des orphelins a été prise, ce qui a permit aux familles qui ont des conditions spéciales de prendre à leurs charges un enfant sans famille en passant par le centre de "sponsorship". L’Orphelinat Musulman ajoute l’enseignement technique pour les jeunes à ses programmes et en 1968, l'École Technique de Beyrouth a été construite et a développée des programmes de vocation technique. Alors, s’organise la première conférence générale par laquelle un plan qui s'étend sur 10 ans est mis en application et dont les grandes lignes s’appuient sur la notion du bonheur comme base de travail à l’Orphelinat Musulman. Durant cette étape aussi l’Orphelinat Musulman se transforme en une institution après son expansion en dehors du centre principal après que l’ouverture de " Mabarrat Mohammed Ramadan"  à Ouzaii en 1968 a été réalisée.

Au début des années 70, et sous la pression des demandes des services de la communauté, l’Orphelinat Musulman commence à étudier les nouveaux besoins sociaux comme l’accroissement du nombre dhandicapés, aveugles, sourds-muets et malentendants et retardés mentaux surtout que le nombre d’enfants abandonnés et retardés mentaux qui sont devenus adultes a augmenté et l’Orphelinat n’était pas encore équipé pour recevoir ces cas. Pour cela, une institution pour les handicapés a été construite à Aramoun et surnommée " Al Doha " car ce nom contient les premières lettres de" Development Organization for Human Abilities". Doha a commencé ses services en 1975 : les services des retardés mentaux et les services des sourds-muets et malentendants, avec l’intention d’ajouter d'autres services.

Alors, les institutions des œuvres sociales – comme elle a été surnommé en ce temps là – s’agrandit et devient plus développée du point de vue de l'augmentation de ses services et le nombre de centres qui les assurent ainsi que ses programmes de soin et de réhabilitation.

 

Le changement et la modernisation 1975-1984

 A cause de l’accroissement des demandes de services pour les handicapés et      " Doha " est très petit. Une décision a été prise pour l’agrandir et le transformer en trois centres spécialisés pour les handicapés corporels et sensuels. Ainsi le premier élargissement après le centre spécialisé "Al Hoda " Fût la construction du centre " Al Hoda " pour les aveugles en 1977. A cette étape le centre offrait les soins aux sourds, aveugles et handicapés. Après cela et à cause de l’accroissement continue du nombre des bénéficiaires de ces services spécialisés, les institutions étaient obligés de nouveau d'ajouter un plus grand bâtiment " le centre de développement pour les retardés mentaux", jusqu’à l’agression israélienne en juin 1982, qui a détruit tout les bâtiments et les meubles par un raid aérien dispersant par suite toutes les personnes dedans.

Pendant ces années troublées, le nombre des enfants et jeunes démunis se multiplie, et tous les centres des institutions des œuvres sociales à l’Orphelinat Musulman à " Tarik Al Jadidah", Mabarrat Ramadan à Ouzaii et le centre Doha à Aramoun ont pu abriter les bénéficiaires.

En conséquence, de nouvelles superficies ont été rajoutées aux bâtiments existants.

 En 1981, le projet " centre Al Amane " est né dont le rôle est d’aider les veuves et leurs enfants à avoir un revenu, pour pouvoir régler leurs dépenses et garantir l’éducation de leurs enfants dans un environnement familial convenable.

 
 
 
   
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